Publié dans Communication, France, Marketing, PAF, Programme, TV

Une semaine d’enfer (France 4) reflet de la TV d’aujourd’hui

 France 4 diffuse depuis le mois d’octobre 2011 chaque mardi vers 23h (rediffusé le jeudi vers 0h15 après TPMP), Une semaine d’enfer co-produit par 2P2L et Télécran. Le magazine, présenté par François Pécheux, propose des sujets d’actualité traités sous un angle différent, à la fois moderne et dynamique.

Il s’agit d’une nouveauté sur la grille de France 4 qui a, depuis la rentrée, intégré des programmes destinés aux jeunes, à l’instar de Monte le son.

La ligne éditoriale de la chaîne s’est montrée, grâce à ces nouveautés, plus claire pour les téléspectateurs. Ces initiatives ou prises de risque, selon le point de vue, sont autant de signes d’optimisme tant pour la chaîne que pour le service public en général.

Détaché des problématiques d’audience et de revenus publicitaires à partir de 20h, les chaînes du groupe France Télévisions, peuvent se permettre de tester de nouveaux contenus et de mettre en place une politique de complémentarité de chaînes. Elles peuvent ainsi toucher tous les publics et jouer un vrai rôle de vecteur d’information et de divertissement pour tous.

Nonobstant les contraintes dont France Télévisions est dégagé et la qualité d’Une semaine d’enfer, la chaîne a annoncé il y a quelques jours son retrait de la grille FAUTE D’AUDIENCE.

Cette information amène à une réflexion sur les raisons qui imposent à une chaîne de retirer prématurément un programme de sa grille.

Le programme est-il fondamentalement en cause ?

Avec un travail de terrain allié à un montage rapide, ce magazine présente l’actualité sous un jour léger, impertinent et subjectif au travers d’interviews, d’enquêtes et de chroniques. En outre, en affinité avec la cible jeune, #1sdenfer met les internautes à contribution via Twitter et sa page Facebook.

Au vu  de la teneur des commentaires sur Facebook et Twitter, la satisfaction des téléspectateurs n’est pas en cause… pour ceux bien sûr qui connaissent et regardent donc le programme.

Si cela répond bien aux évolutions comportementales et permet de fédérer une communauté autour d’un programme, de fidéliser l’audience et de bénéficier de retours directs des téléspectateurs, l’exploitation des réseaux sociaux ne permet pas encore de lancer un programme…

Comment avoir entendu parler du programme ?

Sauf à être ami avec un membre actif de la communauté, lecteur de blogs spécialisés dans les media ou des quelques articles qui ont annoncé le lancement… les chances de le découvrir sont minces. Il reste le zapping ou éventuellement l’écoute du programme précédent, donc le hasard.

Finalement, lorsque le choix se porte sur un plan de communication de lancement limité (quoi qu’aujourd’hui, on peut faire quelques plateaux de promotion sans investir toutes les rues de Frances avec des 4X3), il est nécessaire de laisser du temps au programme pour s’installer et au bouche à oreille de fonctionner.

Le Service public a les moyens de le faire. Midi en France sur France 3 en est un bon exemple. Il est, de plus, sur une case sur laquelle la chaîne compte, en termes de revenus publicitaires…

L’audience d’Une semaine d’enfer était-elle si catastrophique ?

Bah, faire 2% d’audience sur France 4 en 3ème partie voire 4ème sans promotion… Ce n’est pas si mal au bout 4.5 mois. Et puis, ce n’est pas comme si le programme en lead-in du mardi était à 3M… Pour le jeudi, c’est un peu différent, faut être du soir, voire de la nuit.

Quelles stratégies sont donc nécessaires aujourd’hui pour construire l’audience ?

Même si les réseaux sociaux sont un bon moyen de conserver son audience et de créer du lien, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs et considérer que cela remplace le marketing programme et la promotion en phase de lancement !

Pour donner toutes « ses chances au produit », la communication au moment du lancement est devenue de plus en plus indispensable dans un contexte de multiplication d’offres, qu’il s’agisse du nombre de chaînes ou des modes d’accès. C’est historiquement le diffuseur qui prend l’aspect com’ en charge. Mais les producteurs ne devront-ils pas s’y mettre…? Le temps est aussi notre ami… Alors prenons-le !!

Miss blablabla media.

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