Publié dans Audience, PAF, Programme, TV

La parenthèse inattendue, un enchantement

Hier, France 2 diffusait le premier numéro de La parenthèse inattendue produite par Adenium TV France, une émission hebdomadaire de 2ème PS. Elle est animée et conçue par Frédéric Lopez, qui a fait de la rencontre authentique avec des personnalités et de l’optimisme (« Feel Good TV ») sa marque de fabrique. Tout comme dans Panique dans l’oreillette et Rendez-vous en terre inconnue, l’animateur attend, dans ce nouveau programme, que ses invités se dévoilent à travers l’échange et le partage d’émotions.

Conservant une forme de naïveté enfantine et portant un regard « admiratif » sur ces individus partis du normal pour vivre une vie publique et d’artiste, Frédéric Lopez cherche à décrypter les parcours et à entrer dans l’intimité des stars. Ce sont ces moments qu’il propose de partager avec le public.

Le concept

A la manière d’un week-end entre amis, dans La parenthèse inattendue, l’animateur invite 3 personnalités qui ne se connaissent pas, mais qui ont des points communs, à passer 24 heures ensemble dans une maison de campagne. Ainsi, coupés de leur quotidien, dans un lieu chaleureux,  les personnalités vont apprendre à se découvrir, confronter leurs expériences et révéler des moments personnels et intimes.

Au travers de ses questions et des révélations, le programme mélange extraordinaire et phénomène d’identification. L’objectif est de « déclencher aussi, en chacun de nous, l’envie d’aller au bout de nos désirs et de nos rêves »

Le programme

Le décor

Le décor joue un rôle essentiel dans la réussite de ce concept. Il s’agit d’une maison de campagne dans laquelle chacun aimerait passer quelques jours entre copains pour se relaxer, discuter, s’amuser, rire.

Ce décor naturel (et le choix la dimension temporelle) permet par ailleurs de retrouver des moments de vie qui facilitent les échanges et entraîne les invités dans une forme de complicité… Celle des amis qui passent une soirée ou un week-end ensemble à l’instar du choix des menus, de la préparation des repas, du petit-déjeuner…

Photo Jean-Michel Turpin

La parenthèse inattendue nous montre également des images de nature appuyant la dimension nostalgie pour amener les invités et les téléspectateurs dans le retour en arrière traité dans les interviews. Un axe d’ailleurs dans l’air du temps, dans un contexte de crise, de retour aux fondamentaux et d’intérêt pour le développement durable.

Extrait La Parenthèse Inattendue – Ep. 1

Le ton

A la différence de Fréquenstar présentée de 1991 à 2001 par Laurent Boyer sur M6, Frédéric Lopez a choisi un endroit neutre, que les invités ne connaissent pas.

En outre, il vouvoie les personnalités et garde une certaine distance et ne pas exclure le téléspectateur.  Le ton de l’émission reste toutefois spontané et amical.

L’animateur initie finalement un lien entre les invités qui s’écoutent, s’interpellent, rient, pleurent ensemble et créent de moments forts et identifiants. Il évite les tête-à-tête et rapproche les gens et crée la confiance par l’interaction.

La musique et le chant, vecteurs d’émotions et encore une fois de connivence contribuent à la bonne atmosphère qui règne. Or, il apparaît que la maison, qui regorge d’objets, contient notamment un piano ; élément de décor utile, si bien entendu, l’un des invités est musicien.

Les invités

     

Extrait Ep.1

Pour cette première émission, Frédéric Lopez a convié Adriana Karembeu, Garou et François-Xavier Demaison.

Ces 3 personnalités ne se connaissaient pas avant l’aventure, viennent d’univers artistiques différents et ont une histoire unique. Toutefois, ils ont des référents générationnels identiques.

Le choix est intéressant à d’autres égards car le succès du programme tient en grande partie aux invités. Ce premier numéro nous a montré à la fois une mixité sexuelle, des origines différentes mais avec des points d’accroche et des profils complémentaires tant dans les compétences (le chanteur qui crée le lien par la musique et renforce le phénomène d’identification des invités et des téléspectateurs, le comédien qui peut provoquer le rire,..) que par la personnalité (leader, timide,..). Ce qui laisse à chacun les moyens de se positionner au sein du groupe formé. 

Les réseaux sociaux

Un programme qui s’appuie sur la rencontre et l’échange sans exploité les réseaux sociaux n’aurait pas été envisageable…

La parenthèse inattendue est donc présente sur Facebook. Cette fan page, qui a été nourrie régulièrement, a déjà crée de l’interactivité. Elle compte, au lendemain du premier numéro plus de 2 500 fans.

La parenthèse inattendue est également présent sur Twitter (@LaParentheseTV) avec 450 followers.

Contrairement à la majorité des contenus aujourd’hui, aucun # officiel n’a pas été diffusé à l’antenne durant le programme. Certains ont donc pris l’initiative d’utiliser #ParentheseInattendue ; un # très long qui ne favorise pas les RT≈

Le nombre de tweets qui ont utilisé ce # reste peu nombreux. Ils sont toutefois très élogieux.

 … Alors que #LPI était préconisé ; plus efficace.

Bref

Le pari est réussi pour ce premier numéro. La complicité s’est rapidement créée, les invités ont parlé, ont montré leurs émotions, ont vraisemblablement vécu un bon moment et les téléspectateurs aussi.

Le nombre d’invités (3) est idéal. Ce petit comité permet d’éviter les malaises qui peuvent être ressentis en tête à tête ou l’extrême égocentrisme et l’effet de groupe, parfois paralysant et un frein aux révélations.

Le format fonctionne car il s’appuie sur la sensibilité et la personnalité des invités pour proposer des moments à la fois drôles et émouvants et sur un environnement (des instants de vie et lieux) propice au partage, qui rapproche les personnalités des anonymes et in fine fait rêver le téléspectateur qui croit à ce week-end entre potes, comme dans Mes meilleurs copains, Le cœur des hommes.

L’émission a été regardée par 1 242 000 téléspectateurs, soit 12.1% de part d’audience. Un bon démarrage compte tenu de la date de diffusion (veille de week-end prolongé), de la communication limitée pour le lancement et du contexte concurrentiel.

Toutefois, ce nouveau rendez-vous manque de fluidité sur certains aspects, dû notamment au chapitrage très marqué et à la manière d’insérer les photos et films. L’écriture est finalement trop lisible.

Le parti pris de Frédéric Lopez concernant le vouvoiement entraîne un décalage entre la construction d’un groupe de personnes qui ne se connaissaient pas avec un hôte, qui théoriquement est le liant entre les invités. Cela rend, par ailleurs, les phases d’interviews très classiques.

Un nouveau programme à suivre, en espérant que la qualité des invités et des choix de personnalités soient constants.

 

Miss Blablabla Media.
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