Les media en parlent (S16.20)

 

  • Après son départ de la présidence du Groupe Canal+ il y a tout juste un an, Bertrand Meheut rejoint Philippe Drahi comme vice-président du conseil d’administration de SFR. L’opérateur affiche de fortes ambitions dans l’offre de contenus à forte valeur ajoutée : le sport, les séries et le cinéma… Comme Canal+, non ? (L’ancien patron de Canal+ rejoint Patrick Drahi – Les Echos)
  • Warner Bros se renforce sur le digital avec l’acquisition de Machinima, l’un des premiers pure players de l’offre de vidéos. C’est également en se concentrant sur les « gamers » et en s’appuyant sur Youtube que le réseau a su s’imposer. (Warner Bros. acquiring fandom and gaming-focused network Machinima – The Verge)
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Les media en parlent (S14.23)

Les titres :

Séries TV : comment elles nous influencent au quotidien

Robert Downey Jr producteur d’une fiction sur la désintox (AlloCiné)

Twitter Takeover Coming to Xbox One as Microsoft Adds 45 New Apps to Console (Variety)

Les audiences de la fiction dans les grands pays européens en 2013 (CSA)

La chaîne Planète+ bientôt gratuite ? (Les Echos)

Didier Bourdon dans la peau de Mr Perrichon pour France 3 (premiere.fr)

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Avec Clash, France 2 tente à nouveau d’innover en fiction

 Avec Clash, la chaîne du service public, propose, chaque mercredi, depuis le 9 mai, une fiction qui traite de l’adolescence et de la famille, en prime-time.

Visant ainsi un public familial sur une thématique généralement dédiée à la jeunesse et aux cases qui lui sont consacrées, France 2 prend une nouvelle fois un risque…. Néanmoins, il est a priori mesuré puisque contrairement aux programmes jeunesse type Cœur Océan, Foudre, 15/A ou encore Dawson, The life of an American teenager…, cette série n’est pas uniquement centrée sur les adolescents et leurs problèmes quotidiens mais également sur la famille. Lire la suite de « Avec Clash, France 2 tente à nouveau d’innover en fiction »

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Call me Fitz, bientôt en exclu sur Série Club : un grand plan de com pour une chaîne thématique

La fiction à la télévision

La fiction est au cœur de toutes les attentions. Présentes sur l’ensembles les chaînes ou presque, elle se voit Lire la suite de « Call me Fitz, bientôt en exclu sur Série Club : un grand plan de com pour une chaîne thématique »

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Nouvelles chaînes de la TNT : Retour vers le futur… ou pas

Avec les projets de nouvelles chaînes TNT présentées au CSA et plus particulièrement des projets orientés vers la fiction, des questions relatives à la production des œuvres se posent. L’intention est extrêmement positive pour un secteur qui a du mal à s’industrialiser en raison notamment de la demande des diffuseurs actuelle, qui reste modeste comme le spécifiait Jean-Luc Azoulay en répondant à la question de Rachid Arhab, et des difficultés à rentabiliser les projets à l’export.

Néanmoins, lorsque Jean-Luc Azoulay expose sa volonté et celle de ses partenaires de développer une série quotidienne en direct sur sa chaîne ID France 1, cela raisonne comme un petit retour vers le futur.

Voisin Voisine

En 1988, La Cinq mettait à l’antenne une nouvelle forme de sitcom (« téléroman ») qui avait pour objet de lui permettre de respecter ses obligations en matière de fiction française, en réduisant les coûts à l’extrême – 150 KF (23K€) de l’heure – et financée en partie par des sponsors.

Le concept de Voisin Voisine était basé sur des scénarios particulièrement simplistes, « écrits » en 11 séquences. Les épisodes étaient tournés à la chaine (18 épisodes par semaine) avec 3 caméras qui filmaient les situations à l’économie: cadrages aléatoires, preneurs de son vraisemblablement en stage à mi-temps, montage en direct laissant silences, hésitations, lapsus des dialogues… heu, bavardages, en partie improvisés. L’absence de scénario et de mise en scène faisaient aussi partie de l’ADN du programme.

Ainsi la série est devenue célèbre pour son amateurisme. De kitsch et nullissime, Voisin Voisine est devenue culte, à tel point que des parodies de la série ont été réalisées dans Les Nuls L’émission au début des années 1990.

Bref

Grâce aux évolutions technologiques, les coûts de production peuvent être maitrisés. Espérons toutefois que, si la chaîne ID France 1 obtient une fréquence, les équipes de Jean-Luc Azoulay auront une vraie intention d’innovation et de qualité tant dans l’écriture que dans la réalisation. Qu’ils porteront également une attention particulière au choix des comédiens !

Miss Blablabla Media.
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La communication est-elle incontournable pour assurer le succès des programmes TV ?

Focus sur le prime-Time…

Les Beaux Mecs et non pas Les Beaux Gosses

En février 2011, La série Les Beaux Mecs créée par Virginie Brac, produite par Tetra Media a remporté le prix de la meilleure série au Festival de Luchon et en octobre 2011, celui de la meilleure série française au Festival du Polar à Cognac.

Plébiscitée par les professionnels, Les Beaux Mecs, avec un casting de haut niveau, une réalisation de grande qualité, avait tous les atouts (ou presque) pour devenir la fiction de référence en 2011… Mais, lors de sa diffusion en prime sur France 2 entre le 16 mars et le 6 avril, l’audience n’était pas au rendez-vous !

Épisodes date de diffusion

nb de téléspectateurs

PDA (%)

1 et 2 mercredi 16 mars

3 491 000

12.9

3 et 4 mercredi 23 mars

2 561 000

9.4

5 et 6 mercredi 30 mars

2 921 000

10,5

7 mercredi 6 avril

2 798 000

11.1

8 mercredi 6 avril

2 680 000

11.4

Avec des chiffres extrêmement décevants, la série n’a pas eu de seconde chance et, s’est vue éconduite pour une seconde saison.

Quelles sont les raisons de cet échec ?

Le titre est le premier contact avec une œuvre, en dehors de l’image. Il doit donc traduire de façon claire, la promesse et surtout ne pas générer de confusion.

Or, la série, Les Beaux Mecs, a été diffusée seulement 2 ans après que le film à succès Les Beaux Gosses soit sorti dans les salles de cinéma. Les titres restent très proches pour des sujets radicalement différents. Le risque de déception est de fait très fort d’autant que les cibles étaient également aux antipodes.

Ces perturbations ont probablement joué en défaveur de la série tant en termes d’attractivité que d’attente.

Les messages que véhiculent un titre et les références auxquels il s’affère sont essentiels. Il s’agit d’un élément de communication.

A quel point la communication est-elle importante dans le lancement d’une fiction ?

Outre le problème lié au titre, Les Beaux Mecs ont subi un vrai manque de communication… Pas d’affichage, pas de passage dans les émissions de plateau pour promouvoir la série. Elle s’est appuyée sur son succès dans les festivals. Ce qui n’est repris, finalement, dans la presse, que par les professionnels. La presse grand public, notamment la presse TV ne s’est pas emparée de l’information et n’a pas non plus porté la série.

Les hommes de l’ombre : dans les coulisses du pouvoir

A contrario, les hommes de l’ombre ont bénéficié de relais presse importants et positifs dans un contexte de communication favorable, compte tenu du sujet, à quelques semaines de élections présidentielles. La série événement de France 2, a su créer un véritable buzz avant même sa diffusion.

Les audiences de la série française de 6 épisodes de 52 minutes, produite par Tetra Media et diffusée entre le 25 janvier et 8 février 2012, ont été au rendez-vous malgré une concurrence féroce sur les autres chaînes (épisodes inédits de Grey’s Anatomy sur TF1, notamment).

Épisodes

Date de diffusion

Nombre de téléspectateurs

PDA (%)

1 Mercredi 25 janvier 5,373 millions

19.5

2 Mercredi 25 janvier 4,933 millions

18,9

3 Mercredi 1er février 4,929 millions

17,4

4 Mercredi 1er février 4,571 millions

17,3

5 Mercredi 8 février 4,604 millions

16,4

6 Mercredi 8 février 4,405 millions

16,6

La problématiques est-elle la même pour les programmes de flux ?

Le contexte n’est pas tout à fait le même pour les divertissements. Aujourd’hui, il s’agit généralement, soit de « One Shot » événements soit de formats étrangers adaptés en France.

Néanmoins, la communication et la mise en avant des programmes est aussi une nécessité. Dans le cas des soirées événements, les téléspectateurs ne sont pas liés à un rendez-vous.

En ce qui concerne les nouveaux formats, ils ont bénéficié du buzz international pour une partie de la population. Il est malgré tout indispensable de créer l’événement et d’informer le public. Le cas de The Voice en est un bon exemple (9.1 millions de téléspectateurs pour son lancement le samedi 25 février 2012).

En conclusion

La nécessité de promouvoir les programmes pour leur donner une vraie chance de trouver leur public n’est plus à prouver. A l’heure du tout numérique et du foisonnement des moyens d’accès aux contenus, eux-mêmes en hausse, cela est incontournable.

La fiction française est encore plus vulnérable que les autres programmes, notamment les séries étrangères, américains ou britanniques. Elle ne peut pas tirer bénéfice de diffusions internationales, ni du buzz, ou du sentiment de frustration et d’attente que cela peut générer…

La communication est efficace et même indispensable en particulier lorsqu’il s’agit de programmes qui n’ont pas le temps de s’installer, comme les « mini-séries » !

La promotion et les modes de communication doivent aussi évoluer et prendre en compte tous les moyens disponibles pour toucher les téléspectateurs (media traditionnels, réseaux sociaux, digital, tournée de promotion)… en fonction de la cible, bien sûr.

Miss Blablabla Media.

Source audience : Mediamat / Médiamétrie